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 DAUPHINS ET BALEINES EN CAPTIVITE
 
  
DAUPHINS ET BALEINES EN CAPTIVITE
par
Giorgio PILLERI

Professeur d'Anatomie cérébrale
Institut du Cerveau
Université de Berne
Suisse

Nouvelle du programme du PNUE pour les mers régionales(ONU).

INTRODUCTION:

C'est à l'époque baroque que l'on a commencé dans les grandes cours princières et royales d'Europe à installer jardins zoologiques et ménageries, pour satisfaire la curiosité et le besoin de sensations des humains en leur offrant le spectacle d'animaux exotiques. On ne pouvait parler alors de buts scientifiques ou de recherche. Déjà auparavant, des animaux venant de pays extra-européens avaient à l'occasion été exhibés.

La multiplication des voyages et des exploitations a fait connaître de plus en plus de nouvelles espèces. Quant aux ménageries, qui rassemblaient dans les parcs entourant les résidences les représentants les plus rares possibles et les plus " étranges " pour l'époque des diverses espèces animales, elle sont peu à peu devenues une sorte de symbole du statut des classes dirigeantes.

COMMUNICATION:

Ce n'est qu'au début du XXème siècle que l'on a commencé à prendre en considération les animaux en captivité eux-mêmes. Dans les zoos .on s'est efforcé de mettre à disposition des habitats rappelant jusqu'à un certain point leur environnement naturel.

Quels que soient ces efforts, ces environnements factices ne pourront jamais remplacer les conditions de vie naturelles des animaux. Même lorsqu'ils sont entourés des moyens les plus modernes basés sur, les connaissances les plus récentes de la psychologie animale, de nombreux animaux présentent des troubles du comportement.

Ces troubles ne se manifestent pas seulement sous forme de réactions visibles à l'état de captivité, donc d'impulsions névrotiques, mais ils prennent aussi la forme de symptômes beaucoup plus subtils, comme un refus total de se reproduire ou encore d'énormes difficultés d'élevage chez certaines espèces dont les dispositions spécifiques ne permettent aucune adaptation à la vie captive.

L'un des exemples les plus typiques -- pour ne pas dire les plus condamnables - de l'ignorance humaine qui sévit encore aujourd'hui en matière de détention d'animaux est le maintien en captivité de cétacés tels que dauphins et baleines , en vue de les dresser, pratique à la mode depuis les années 40. En vertu de la même satisfaction du plaisir humain primitif que suscitaient jadis les activités de dressage dans les cirques ambulants minables ou les exhibitions niaises des montreurs d'ours.

Les premières tentatives pour garder des cétacés en captivité remontent à 1860, lorsqu'on a montré des dauphins dans l'aquarium londonien de Westminster. C'est en 1938 que la détention de dauphins en captivité a commencé sur une grande échelle, avec l'installation du premier delphinarium.

Des spectacles itinérants ont fait également leur apparition dans les stations balnéaires et dans les grandes villes. Les dauphins dressés y étaient exhibés dans des bassins improvisés et transportés d'un endroit à un autre, comme des animaux de cirque.

La perversion d'une biologie moderne saute particulièrement aux yeux dans les delphinariums militaires, puisque de telles choses existent aussi. " les recherches " que les militaires consacrent aux dauphins visent en effet non seulement à découvrir de nouvelles techniques sous-marines -- localisation, maîtrise des courants, physiologie, etc. -- elles veulent aussi préparer les dauphins à servir dans la marine de guerre et les dresser pour en faire des torpilles vivantes. Heureusement, il semble que ces animaux aient quelque peine à distinguer un bateau ami d'un bateau ennemi.

Dans le cas d'installations permanentes d'un delphinarium, il s'agit en général de bassins en béton ou métalliques, dont la largeur et la profondeur sont désormais fixées par des normes vétérinaires internationales. Qu'il soit seulement permis de se demander ici jusqu'à quel point la norme vétérinaire la plus rigoureuse offre un équivalent à l'infini des mers du monde, que les cétacés parcourent lors de leurs pérégrinations, longues souvent de plusieurs milliers de kilomètres.

COMPORTEMENT:

Les dauphins et les baleines sont des animaux grégaires formant des sociétés très organisées. A l'exception de quelques individus ou de couples isolés, que l'on rencontre assez rarement, les petits troupeaux se composent d'une douzaine d'animaux . Chez les dauphins, des troupeaux plus importants comptent plus de cent individus, alors que des communautés très considérables d'environ mille animaux se rencontrent à l'occasion. Lorsqu'il se déplace, le troupeau prend une forme ovale allongée et plus ou moins compacte, la direction étant maintenue avec précision. Lorsque les animaux se nourrissent, ils s'éparpillent de façon irrégulière à l'intérieur de la zone poissonneuse et chassent leurs proies en tous sens, aucune direction de nage n'étant plus perceptible.

La façon dont ils chevauchent la lame d'étrave des paquebots ou dont ils accompagnent les bateaux de pêche sur de longues distances est un phénomène connu depuis les temps les plus anciens.

Déjà loué dans l'Antiquité, le comportement observé surtout chez les diverses espèces de dauphins et chez le cachalot, en constitue un aspect particulier. Toutefois, les réactions des animaux à l'égard de congénères blessés n'est pas toujours la même. Alors qu'un coup de harpon réussi provoque parfois une réaction de fuite, on observe dans d'autres circonstances une action de secours collective.

L'animal blessé est soutenu et amené à la surface pour lui permettre de respirer. Tantôt ce sont deux " secouristes " qui encadrent le blessé et le soutiennent de leurs nageoires pectorales, tantôt ce sont plusieurs animaux qui nagent simultanément à côté et sous la victime afin de la remonter à la surface. Les jeunes animaux sont souvent saisis par les nageoires pectorales, ce dont ils gardent parfois des marques bien visibles.

En ce qui concerne la cohésion du troupeau, tout laisse à penser qu'elle est assurée au moyen d'une communication acoustique. Des observations hydrophoniques ont mis en évidence une production ininterrompue de sons, on distingue nettement la différence de sons à haute fréquence de sonar, qui sont des signaux d'orientation et de mesure, " les click ", et les sons à basse fréquence, qui servent à la communication.

Ce qui distingue les mammifères marins des autres espèces animales, c'est leur propension marquée et largement répandue à jouer ; le jeu est une activité qui a été observée chez tous les cétacés, y compris chez les espèces moins céphalisées, comme les dauphins de rivière.

L'ELEVAGE DES CETACES:

Comme il a été dit au début, les formes modernes de maintien d'animaux en captivité ont tendance à abandonner les cages traditionnelles. Une captivité correspondant en tout point à la vie en liberté n'est cependant guère possible, par la force des choses, dans le cas des cétacés, en raison de la mobilité de ces animaux. Même l'idée d'une sorte de réserve sous-marine établie à grands frais reste utopique.

La captivité des cétacés ressemble à bien des égards à la détention cellulaire, désormais de plus en plus réprouvée lorsqu'on l'applique aux êtres humains. Des animaux habitués à vagabonder dans de grands espaces marins, mais aussi et surtout à se regrouper en troupeaux et à communiquer étroitement entre eux, se retrouvent, dans le meilleur des cas, parqués à quelques-uns dans un petit bassin.

Les limites de la captivité en aquarium ainsi que l'isolement partiel ou la réduction des communautés de cétacés à quelques individus -- souvent d'espèce différente -- constituent un facteur négatif qui provoque des troubles psychiques graves chez les animaux. Il en résulte un taux de mortalité extrêmement élevé, la survie ne durant souvent que quelques mois et même parfois que quelques jours, comme en témoignent les statistiques.

Les naissances en captivité sont très rarement viables, et les jeunes qui survivent comptent parmi les plus grandes sensations, mais on n'annonce jamais les morts. Il faut souligner qu'il s'agit en l'occurrence de taux de mortalité enregistrés dans des aquariums (delphinariums) exemplaires, en partie équipés à des fins de recherche. Il n'existe pas de statistiques concernant les entreprises commerciales relevant du cirque, mais on peut admettre qu'en raison de leur exiguïté et, comme nous le verrons, du stress qui en résulte pour les animaux, la mortalité doit y être encore plus élevée.

On observe aussi chez les cétacés en captivité de nombreux phénomènes de dégénérescence, susceptibles de se manifester matériellement. Dans le cas des mammifères marins, le poids moyen du cerveau se trouve diminué et il apparaît que cette régression touche particulièrement les zones qui sont en relation avec la formation des sons et avec la " parole ". La réduction sélective d'une partie extrêmement limitée du cerveau a pour effet de rendre les animaux muets : la preuve d'une perte cérébrale chez les mammifères marins en captivité est apportée par le fait qu'ils ne produisent plus de sons sous l'eau et cessent donc de communiquer entre eux.

On a en outre enregistré une adiposité accrue chez des baleines blanches (bélougas) captives. D'autres animaux maigrissent au contraire, mais d'une façon tout aussi marquée, par manque d'appétit ou refus de s'alimenter.

La captivité se traduit aussi par des stéréotypes de mouvement chez les cétacés, cela s'exprime par l'apparition de parcours itératifs, les animaux surgissant à des endroits bien précis pour souffler et tournant ou pivotant toujours aux mêmes endroits du bassin.

Les mouvements stéréotypés ne se limitent pas à une structure mentale humaine. Elle apparaît par exemple dans le comportement de l'animal face à un piège muni d'un appât, où l'attrait de la nourriture et le soupçon ou la certitude du piège créent un antagonisme psychique. En liberté, l'opposition entre le vouloir et le non-vouloir ( par peur), l'attirance et la répulsion, n'est jamais aussi forte qu'en captivité. La captivité rend en effet l'animal désoeuvré, car elle le prive de la lutte pour la vie, au sens le plus large.

On assiste surtout à une désocialisation considérable des individus, tout à fait comparable à la désocialisation qui affecte un être humain en prison.

Ne communiquant plus entre eux, les animaux commencent à établir un ordre hiérarchique, qui n'existe jamais dans la vie en liberté avec de telles conséquences. Cette dégénérescence peut aller jusqu'à la mise à mort de congénères plus faibles.

L'effet de la désocialisation peut également provoquer le contraire, c'est-à-dire des réactions d'autodestruction entraînant des mutilations volontaires et le suicide.

Tous ces symptômes démontrent que l'un des éléments les plus importants de la biologie du comportement animal, l'assujettissement à un système espace-temps spécifique à l'espèce, est très fortement perturbé par la captivité en aquarium et que le contact avec l'homme ainsi que le dressage ne sauraient jamais remplacer les conditions qui sont celles de la vie en liberté dans la nature.

 Echolocation System of Cetaceans

 

A. Polar diagram of the visual field of the right eye. The visual acuity in each direction is given by the lenght of the line radiating from the eye. The line a-b shows that the graetest visual acuity lies directly in the longitudinal axis of the eye and that it drecreases proportionally to the éengths of the other lines (re-drawn from HALLOW, 1945). B. Sonar emitting field of the bottle-nosed dolphin, Tursiops.

DRESSAGE:

Un dressage actif par contrainte, tel qu'il est appliqué aux animaux de cirque, n'est pas possible avec les cétacés. Il n'est pas nécessaire non plus, car les dauphins, en particulier, sont facilement apprivoisables, ont un grand besoin de contact, une excellente mémoire et sans exception un instinct de jeu au-dessus de la moyenne.

Leur extraordinaire faculté de dressage s'explique directement par le haut degré de céphalisation des mammifères marins, ainsi que par la différenciation poussée de leur cerveau, dont la structure morphologique ne le cède en rien à celle des primates, y compris à celle de l'homme. Ces animaux jouent en général avec beaucoup d'ardeur.

Le fait qu'ils acceptent volontiers de jouer avec les humains, lorsque ceux-ci le leur demandent, ainsi que leur gueule largement fendue donne aux spectateurs l'impression que ces animaux rient et sont joyeux .Il s'agit cependant d'anthropomorphisme caractérisé, car les cétacés sont totalement dépourvus de mimique.

Il faut souligner que le dressage des cétacés, en particulier celui des dauphins, ne diffère pas fondamentalement du dressage des autres animaux et que ses succès ne reposent pas sur une quelconque ressemblance avec l'homme, ni sur l'intelligence qui égalerait la sienne, comme un mythe persistant voudrait le faire croire.

CETACES DANS LA RECHERCHE ET L'EXPERIMENTATION:

Diverses espèces de cétacés, surtout les marsouins, sont devenues en moins de deux décennies des cobayes réguliers de l'homme. Ce sont surtout les sons variés qu'ils émettent qui ont éveillé la curiosité et suscité toutes les expériences possibles, au point que la bioacoustique des cétacés remplit aujourd'hui de nombreux volumes.

Le vieux rêve de l'homme d'être capable de parler avec des animaux est scientifiquement fondé et laisse croire qu'il peut se réaliser.

L'animal prodigieux qu'est le dauphin est surtout destiné à être le pionnier de cette communication trans-spécifique. C'est une tradition qui remonte à l'antiquité, dont subsistent de nombreux récits qui faisaient état de dauphins recherchant le contact des humains et les secourant même à l'occasion.

Souvenons-nous aujourd'hui du "Communication Research Center", financé notamment par la NASA, où des travaux ont été menés sous la direction du psychiatre John C. Lilly; le monde entier a été inondé d'informations sensationnelles sur les résultats de ces travaux, sensés avoir abouti à des succès stupéfiants en matière de communication avec des dauphins.

Thomas A. SEBEOK, directeur du Centre de recherches linguistiques et sémiologiques de l'Université d'Indiana, a tenu à ce sujet les propos les plus sensés :

"Il est urgent d'attirer l'attention sur les stupidités qui se répandent depuis peu à propos d'animaux qui pensent et qui parlent".

Les coûteuses expériences de John Lilly avec des dauphins "parlants" se sont clairement avérées n'être que de la poudre aux yeux, mais elles ne constituent cependant pas une mise en garde suffisante contre de telles chimères.

Le fait que des théories et des résultats aussi fantaisistes trouvent un écho, du moins pendant un temps, montre seulement que la recherche sur les cétacés est un domaine qui est loin d'être épuisé. Même la recherche sérieuse ne cesse de parvenir à des résultats étonnants: Le docteur MUCHAMENTOV, de l'institut Severtsov, à Moscou, a pu prouver que chez le marsouin (Tursiops truncatus), le sommeil n'implique qu'un hémisphère du cerveau, tandis que l'autre hémisphère se trouve à l'état éveillé.

Il faut signaler à ce propos que personne n'a encore essayé de déterminer quels troubles le dressage provoque au niveau du rythme physiologique du sommeil. On peut supposer que le dressage cause des perturbations sérieuses dans le cas d'un tel sommeil polyphasique, où les deux hémisphères du cerveau sont frappés alternativement par le besoin de sommeil.

Le domaine sans conteste le plus intéressant de la recherche sur les cétacés est celui de l'acoustique. Il est connu qu'outre les sons à haute fréquence qu'ils émettent pour s'orienter, les cétacés se servent aussi, selon l'espèce, d'un répertoire plus ou moins riche de sons de basse fréquence pour entrer en communication les uns avec les autres.

Les cétacés qui vivent en captivité cessent, comme on l'a dit, de communiquer, jusqu'à devenir complètement muets. Les sons qu'ils produisent lorsqu'on leur donne à manger sont essentiellement nasaux, alors que la production de sons normale a lieu dans le pharynx. Mais même les sons d'orientation se tarissent.

La psychopathologie humaine nous enseigne que la communication verbale diminue après une courte période d'emprisonnement. il est prouvé expérimentalement que l'isolement est une "condamnation à l'aphonie".

Dans la nature, les cétacés utilisent leur sonar pour débusquer les proies, ou alors ils les voient optiquement, lorsqu'il fait clair. La chasse se déroule parfois en formation coordonnée et les bancs de poissons sont systématiquement encerclés et pris dans un mouvement de rotation qui en fait une colonne verticale avant que ne commence la curée.

De nombreux indices incitent à penser que les cétacés prennent plaisir à la chasse pour elle-même, qu'ils la considèrent, à la manière de l'homme, comme un amusement, la consommation de nourriture proprement dite passant au second plan. Tout cela disparaît en captivité.

Les organes sensoriels adaptés à ces habitudes ainsi que le système nerveux central ne sont pas sollicités. Il en résulte une névrose de captivité, puis de désocialisation déjà mentionnée et de nombreux autres phénomènes de dégénérescence, qui tous ensemble jouent certainement un grand rôle dans la mortalité élevée des animaux maintenus en captivité.

RESUME:

On peut dire en résumé, à propos du maintien de cétacés en captivité, qu'il reste problématique en dépit de tous les efforts, car il porte en lui la contradiction qui consiste à enfermer des animaux habitués aux grands espaces libres.

En raison aussi du fait que les animaux sont à tel point déformés physiquement et psychiquement que les observations faites sur eux en sont faussées et ne donnent qu'une idée insuffisante de leur véritable comportement lorsqu'ils sont libres dans la nature.

On ne trouve guère de trace dans la littérature des mauvaises conditions de vie, des mauvais traitements et surtout des souffrances des animaux.

On a tendance à ne communiquer que les succès. Pas étonnant si l'on considère les sommes investies, surtout dans la captivité à but de spectacle, où le capital dépensé doit être dûment amorti. Il s'agit dans tous les cas d'une bêtise et cela ne vaut même pas la peine d'en parler. Lorsqu'ils font des confidences, les dompteurs se plaignent généralement de ce que les animaux sont trop sollicités par cinq ou six représentations quotidiennes, mais ajoutent qu'une telle fréquence est indispensable pour assurer la recette.

Ils disent que les animaux ne sont jamais en paix et qu'ils doivent subir de longues périodes de jeûne pour éviter qu'ils cessent de travailler sous l'effet d'une certaine inertie qui survient lorsqu'ils sont rassasiés. Les animaux ayant faim, ils avalent tout ce que les spectateurs leur jettent dans le bassin, Il en résulte une espèce de polyphagie qui coûte la vie à de nombreux dauphins.

Pour la recherche scientifique, il faut au contraire imaginer de nouvelles méthodes qui rendent inutile le recours à la captivité.

En ce qui concerne les recherches directes sur l'animal, l'auteur lui-même, lors de ses expéditions sur l'Indus et sur l'Amazone, a procédé de telle sorte que les dauphins de rivière locaux capturés à l'aide de filets soient gardés dans un étang naturel avant d'être relâchés dans leur propre biotope une fois les recherches terminées.

De même que l'on combat les massacres irresponsables de dauphins, surtout de la part des pêcheurs japonais, et de même que la pêche à la baleine doit être limitée et que la tendance est à la faire cesser complètement, il faudrait en finir avec la détention trop souvent inutile de cétacés en captivité, qui sert avant tout à satisfaire une curiosité primitive.

Quiconque se penche sérieusement sur la question de la détention de cétacés en captivité et prend conscience des énormes problèmes qu'elle pose, reconnaîtra qu'il n'est possible de leur trouver une solution qu'aux dépens de cette espèce animale hautement développée.

Dans la recherche, il ne faut cependant pas se contenter de tenir compte du calcul des coûts et besoins strictement matériels : il faut en revenir aux anciens idéaux et songer qu'un chercheur sérieux doit aussi tenir compte des coûts et besoins en matière d'éthique.

 

 



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